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Des herbes pas si mauvaises qu’il n’y paraît

Publié le

29/03/2022 - 11:08

Elles sont jugées sales et donnent un sentiment de mauvais entretien, pourtant elles ne sont pas si mauvaises que cela. Rencontre avec trois sauvages de nos rues aux vertus insoupçonnées.

Si pour certains, elles sont mauvaises, pour Alexis Campagne, Arrageois diplômé de l’École Nationale Supérieure de Paysage,  ce sont des pionnières, des vagabondes, des sauvages des rues ou encore des combattantes.  " On parle de mauvaises herbes car elles dérangent l’homme d’une façon ou d’une autre au niveau agricole ou du jardinage ".

Pour Alexis Campagne, la question est avant tout une affaire de perception. " Tout dépend si on se place dans une approche statique et contrôlée de la nature qui perdure depuis plusieurs sièces ou si on se questonne sur notre interaction avec le vivant. Depuis plusieurs années, avec l'abandon de l'usage des produits phytosanitaires en ville, les pratiques évoluent avec le passage d'une forme "classique" de gestion de l'espace public à une forme plus libre et naturelle ", reprend Alexis Campagne.

" De très nombreux adventices, un autre nom des mauvaises herbes, ont des vertus et des propriétés insoupçonnées du grand public " précise t-il avant d’ajouter : « Elles ont toute leur place dans la ville et font partie de l’écosystème urbain. Elles étaient là avant l’urbanisation. Il ne faut pas oublier que c’est l’homme qui a colonisé leur milieu", explique le jeune homme qui prône une réhabilitation nécessaire de cette flore afin de lui donner une place intéressante et légitime en ville.

En effet, ces vagabondes ont de nombreux avantages. Elles apportent un service écosystèmique, notamment grâce à la pollinisation. Elles permettent de rafraîchir la ville grâce aux ilôts de fraîcheur. Elles aèrent le sol et permettent une meilleur vie de ce dernier. Ces plantes sont également plus adaptées au milieu et offrent de la couleur en ville. Enfin, elles ont parfois des vertus médicinales ou comestibles.

Alors posons nous la question : "En quoi sont-elles si mauvaises ?"

 

Élements de réponse avec trois d'entre elles :

  • La bourse à Pasteur : Annuelle ou bisannuelle, elle se développe dans les friches et lieux non cultivés . Elle possède des vertus hémostatiques utilisées depuis très longtemps par la médecine populaire pour stopper des hémorragies, des saignements de nez, diminuer l’abondance des règles, soulager les jambes lourdes et les douleurs hémorroïdaires. Pour l’anecdote, les soldats allemands l’utilisaient durant la Première Guerre mondiale pour panser des plaies.

 

  • Le pissenlit  : Il est de très loin la plus connue des fleurs champêtres de nos régions. Le pissenlit est comestible. On peut le cueillir dans la pelouse de nos jardins dès le mois de mars, mais après cette date, leur goût amer leur enlève beaucoup d’intérêt. Vous pouvez le préparer en salade avec des échalotes, des petits dés de Conté et une très douce vinaigrette. La « gelée » de pissenlit peut même satisfaire les papilles des enfants sur les tartines de leurs petits déjeuners.

 

  • Le lierre grimpant est connu pour soigner la toux, mais aussi pour dégager les voies respiratoires ou traiter les inflammations des bronches, lors de bronchite,  rhume ou coqueluche. Il est aussi efficace en cas d’arthrose et de rhumatismes, pour la cicatrisation, mais aussi les démangeaisons et les brûlures. Il est important pour les oiseaux, y compris en hiver quand il leur offre des baies et leur fournit un abri, et il ne nuit pas aux arbres, bien au contraire.

 

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